
Un film à voir certainement, mais qui nous laisse sur notre faim.
Le parcours extraordinaire d'un enfant surdoué de la musique a été raconté d'une manière un peu bâclée, on aurait dit que le cinéaste s'ennuyait pendant le tournage.
Le film suivait l'ordre chronologique des faits certes, mais il a négligé les courbes émotionnelles que provoquait le fabuleux parcours du gosse et de son père, en les entrecoupant par des épisodes caricaturaux ou par des scènes qui engageaient des sujets à mille lieues de la musique et de l'histoire du petit Anas!

Dès le départ, le documentaire filmé avec la manière la plus conventionnelle et insignifiante, décrivait l'univers où vivait le petit virtuose, mais en méprisant un peu le principal intéressé (c'est à dire Anas) au profit de sa famille, du serveur du café, du mezoued dans un r'boukh, etc...
Du coup, on sort un peu frustré en regrettant que la merveilleuse éclosion d'un tel prodige ne soit pas répertoriée de la manière qu'il méritait et qu'on attendait de Hichem Ben Ammar.
Beaucoup de déchets et de maladresses qui ont gâché toutes ces années de travail qui ont été nécessaires au film.
Un deuxième montage s'impose. Peut être dans quelques années, pour tracer la suite de ce fabuleux destin du petit Anas, mais pourvu qu'il nous fasse oublier ce gâchis.
L'auteur de "Ennjoum fil kaila", un des meilleurs documentaires au monde, pouvait certainement réussir beaucoup mieux!



















